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Projet de loi bioéthique : Qui pense aux enfants ?

Communiqué des Associations Familiales catholiques. Jeudi 13 juin 2019.

Edouard Philippe a annoncé hier, dans son discours de politique générale à l'Assemblée Nationale, la présentation d'un projet de loi de bioéthique fin juillet au Conseil des ministres pour une discussion fin septembre au Parlement. Ce projet de loi inclura la généralisation de la "PMA" aux femmes célibataires et aux couples de femmes.

Depuis l'ouverture des Etats Généraux de la bioéthique, les AFC ont dit leur totale désapprobation.

Ce projet priverait délibérément des enfants de père et serait la dernière marche avant la légalisation de la GPA.

Cette évolution changerait profondément le droit de la famille et de la filiation dans notre pays. Aujourd'hui, ce droit est fondé sur la référence biologique à la paternité et à la maternité. Demain, il pourrait être fondé sur le seul "projet parental" ou sur le désir - par essence mouvant - des adultes. Comment les enfants se construiront-ils psychiquement alors que leur état civil leur reconnaîtrait une prétendue "double filiation maternelle", par nature impossible ?

Ce projet ouvrirait aussi la voie à la commercialisation des produits du corps humain : le Conseil d'Etat chiffre à plusieurs centaines le nombre de donneurs de sperme manquant. La tentation pourrait devenir grande de rétribuer le "don" ou d'acheter du sperme dans les banques de sperme étrangères, notamment au Danemark. La sélection des "donneurs" induit, en outre, une démarche eugéniste.

Les AFC ont été reçues le 25 avril par Adrien Taquet, secrétaire d'Etat en charge de la protection de l'enfance auprès d'Agnès Buzyn, ministre de la Santé et le 11 juin par la Garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

Elles leur ont redit leur très ferme opposition et les ont mis en garde contre les conséquences néfastes de ce projet qui porte les germes d'une nouvelle fracture sociale. Elles ont rappelé combien la loi sur le "Mariage pour tous" avait suscité de clivages et de rancœurs dans notre pays.

Elles se préparent à résister par tous les moyens, y compris par la manifestation, à cette transgression lourde de conséquences.

Lien vers l'article original :
http://www.afc-france.org/societe/questions-de-societe/bioethique/3445-communique-de-presse-projet-de-loi-bioethique-qui-pense-aux-enfants


Gleeden : pour la justice, l’infidélité ne nuit pas à la société

Communiqué des Associations Familiales catholiques

Aujourd’hui [vendredi 17 mai], la justice a débouté les Associations Familiales Catholiques de leur procès en appel contre Gleeden, site spécialisé dans les rencontres extra-conjugales, en jugeant que :

Les AFC rappellent qu’il existe pour les couples de multiples formes d’union (Pacs, union libre, mariage…). Personne n’a l’obligation de se marier. Pourquoi faire le choix du mariage pour transgresser délibérément cet engagement ? A partir du moment où deux personnes choisissent de s’unir librement par le mariage, il est normal que la loi prohibe l’incitation à la violation de cet engagement qu’elle reconnait structurant pour la famille et la société. Qu’est ce qu’un comportement ” antisocial ” si ce n’est un comportement qui va à l’encontre des règles que la société s’est elle-même fixées ?

De fait, les AFC entendent interroger la société tout entière sur cette question, qui n’est pas d’abord celle de l’infidélité, mais bien celle du commerce de l’infidélité, de la promotion de la duplicité.

Comment un maire qui, tous les jours, rappelle l’article 212 du code civil aux nouveaux époux (” Les époux se doivent mutuellement respect, fidélité, secours, assistance. “), peut-il tolérer qu’à la sortie de la mairie, une affiche publicitaire les incite à le transgresser ?

Derrière la légèreté apparente du commerce de Gleeden, il y a des drames humains, personnels et familiaux, et un commerce sur lequel chacun doit s’interroger. Les dégâts causés par l’infidélité sur les couples, le bien-être des enfants, le lien social et la stablilité de la société ne sont plus à prouver. Il n’est pas acceptable de les sacrifier à des intérêts strictement mercantiles. On ne peut se résoudre à ce que les exigences du commerce l’emportent sur la protection de la famille et de la société tout entière.

C’est pourquoi les AFC se réservent la possibilité de se pourvoir en cassation.